Présentation

Publicité

Lundi 16 avril 2007

Corse, l'île de beauté...
Soleil, plage et drague en sont les activités officielles...



Un esclave maure aurait préparé un complot contre le Roi d'Aragon. Un jeune Corse aurait alors déjoué ce complot et ramené comme preuve la tête de l'esclave dans un drap blanc. Le Roi d'Aragon aurait alors déclaré :
« Ce drap sera désormais le drapeau de ton pays. »



Une semaine en Corse histoire de bien bronzer...

9 mecs pour seulement 3 filles... On va dire 8, parce que franchement, je vous les laisse ^^.

Canyoning, catamaran, tennis, plage, bronzage, un petit ciné, piscine, poker, ping-pong, bref, pas beaucoup d'activités ^^

Pressage d'orange, un sport méconnu dont je suis le champion. Record personnel : 2h non stop.

Canyoning inoubliable... Hein Ludo ? ^^ Bon, mauvais souvenir pour certain, super souvenir pour moi ^^ On y retourne ?

Eau à 6 C° ? Aucun problème, j'arrive !!!

Bizzare, on y reçoit du courrier même quand personne ne connaît l'adresse !?! Tiens, le cachet de la poste est bien imité... Mais oui je l'ai ouverte cette lettre !

On regrettera que Robin ait eu peur de se jeter à l'eau (au sens propre comme au figuré)... Et pis mince, j'ai même pas pu envoyer de cartes postales...

Bref, que du bonheur...
Par Quadehar - Publié dans : My life
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 28 mars 2007

Vous aussi, vous êtes certainement déjà tombé sur des profs ridicules, ou simplement étranges... Pourquoi donc ne pas en faire profiter les autres ? Voici donc pour vous une caricature à peine exagérée de quelques specimens qui m'ont été attribués cette année ^^ D'autres viendront...

(Les noms ont été modifiés pour des raisons évidentes...)



********************


Mr Guelern, professeur de physique chimie, n’avait pas cette autorité naturelle qui permet habituellement aux gens de sa profession de se faire respecter par ses élèves. De plus, il faut bien avouer que sa tenue vestimentaire laissait souvent à désirer, de la chemise rose au pull rayé offert par sa mère pour les fêtes. Non, décidément, professeur n’était pas un poste convenable pour lui. Et pourtant, il persévérait dans cette voie, subissant sarcasmes et railleries, courageux comme pas deux en ce bas monde, se préparant chaque matin à la dure journée qui arrivait, et heureux le soir de rentrer chez ses parents.

Cependant, Mr Guelern avait une passion qu’il poursuivait même pendant ses cours : les jouets ! Combien de fois amena-t-il au lycée ses balles de tennis, son petit chariot, ou même un simple glaçon ? Quelle joie de faire glisser encore et encore ce petit cube de glace ! Et les nombreuses toupies qu’il possédait chez lui ! Quelle merveille de les faire tourner toujours plus vite !

Pourtant, la distraction que pouvaient lui apporter ce hobby ne suffisait pas à calmer sa frustration, et malgré lui, jour après jour, sa jauge de colère se remplissait d’énergie. Vint alors le drame… L’overdrive, l’explosion, la saturation… Instantanément, ses yeux virèrent au rouge, sa voix se fit rauque, et ses muscles apparurent, transformant sa silhouette d’une façon effrayante. Assenant son poing sur la table, il lâcha, devant ses élèves terrifiés, sa sentence favorite : « C’est inadmissible ! ».

La légende raconte que cette crise fut vaine, et que d’autres suivirent… Allez savoir…

 
 
********************

            Il existe en ce lycée une parfaite copie de Mrs Beans, tant par le physique que le mental, un professeur de français, répondant au nom de Mr Vigrel. Immanquablement, sa première rencontre avec ses élèves provoque des vagues de rires insurmontables, tant ses manières exagérées et sa voix fluette lui donnent l’air ridicule. Mais bien souvent, ces rires cessent dès le premier contrôle.

            Mr Vigrel ne perd pas son temps à corriger les copies. Non, ce serait d’une inutilité ! Et d’une absurdité ! Alors qu’il suffit de mettre 12 à tout le monde et d’ajouter ou de retirer des points selon la tête de l’élève ! Dix minutes, et c’est bouclé ! N’exagérons tout de même pas, il prend tout de même soin de mettre quelques traits dans la marge pour laisser penser qu’il a lu attentivement le devoir…

            Heureusement, malgré cet énorme défaut, Mr Vigrel se rattrape auprès des élèves grâce à son côté chaleureux. Il n’hésite pas à interrompre un cours pour s’inquiéter de la bonne réception d’une paire de ski auprès d’un élève, ou encore de s’enquérir de la bonne santé du père d’une autre élève… Tous les prétextes sont bons pour « rigoler » avec ses couics-couics !

            S’il vous arrivait de le croiser par mégarde, je n’aurai qu’un conseil : Fuyez, pauvre fou ! Ou alors rigolez, c’est encore mieux...

Par Quadehar - Publié dans : My life
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 19 mars 2007


A ceux qui restent...

    A ceux pour qui la vie continue comme avant, à ceux qui ne savent pas, qui ignorent ce drame... Comment se peut-il que le monde reste semble à ce qu'il était alors qu'elle est partie, comment les gens peuvent-ils sourir, échanger des banalités alors qu'elle s'en est allée ? Je l'aimais... Plus que toute autre, plus que moi-même, plus que la vie... Mon âme lui appartenait...
    Elle l'ignorait bien sûr, mais s'en doutait certainement. Mon surnom, connu de nous deux seuls, prenait dans sa bouche une toute autre dimension, provoquant une vague subite et délicieuse de bonheur et d'espérance tout à la fois, un sentiment unique et merveilleux. Ses yeux semblaient avoir un langage mystérieux qui s'était peu à peu dévoilé à moi jusqu'à n'avoir plus le moindre secret. Elle l'ignorait...
    C'est beau d'aimer. On pense toujours que personne ne peut ressentir quelque chose d'aussi fort que le sentiment qui nous anime, tant les mots semblent dérisoires. Trop de choses et peu de mots... C'en était devenu délicieusement effrayant. Je savais que j'allai souffrir... Un amour aussi intense ne peut se rompre que dans la douleur. Mon coeur lui-même ne pourra plus jamais s'en remettre, je le sais. Dire que je l'aimais ne sert finalement à rien. Il faudrait vous parler de son rire, du magnétisme de son âme, la dépeindre entièrement grâce au langage du coeur pour que vous n'ayez au final qu'une vague idée de ce sentiment...

    Je me suis rendu chez ce routier qui lui a oté la vie. J'ai sonné à la porte et demandé Mr Brumier. Un homme effondré s'est présenté à moi. "Je l'aimais..." furent mes premiers mots. Il me regarda dans les yeux, et comprit instantanément. Sans un mot, il me fit entrer, moi, l'adolescent, et m'invita à m'assoir. Il me raconta comment elle avait traversé brusquement, oubliant de regarder à gauche, comment il avait freiné, prié pour que son camion s'arrête à temps, comment il regrettait désormais ce qui n'était pourtant pas sa faute. Je l'ai contemplé longuement, je l'ai jugé. Il n'était pas coupable. C'aurait été préférable. Je lui ai pardonné.
    Je n'ai pas à venger ma peine sur les autres, alors je me suis éloigné, pour me rendre dans ce lieu qu'elle et moi aimions profondément. Puis je me suis remémoré tous mes souvenirs que j'avais d'elle - toute ma vie - jusqu'à sombrer dans l'ivresse réconfortante du désespoir. Elle l'ignoraît...

    La vie n'est plus la même sans elle. Je pourrais continuer cette lettre longtemps sans que vous puissiez vraiment  comprendre, alors je m'arrête là. Donnez mes organes, je n'en aurais pas besoin là où je me rends. Mon coeur n'aidera personne, aussi laissez-le moi. Dîtes à ceux qui n'ont pu lire cette lettre à quel point je tiens à eux. Je ne sais pas si je la rejoindrai, mais au moins nous ne serons-nous plus séparés. Alors je lui dirai, je lui raconterai ce qu'elle ignorait...

Adieu


    Lentement, l'adolescent déposa la lettre sur son oreiller et s'éloigna, sans même jeter un regard sur sa chambre. Il avait longuement réfléchi à la façon dont il allait s'y prendre. Une seule solution s'était imposée à lui. Elle avait un coin préféré, à l'ombre d'un vieux chêne millénaire. Il prépara la corde et le noeud, monta sur la branche où il l'accrocha, et passa la boucle autour de son  cou. Là, assis sur la branche, il appela dans son esprit l'image de son amour perdu, et se laissa tomber. La mort fut plus rapide qu'il ne l'avait espéré, plus libératrice qu'il ne l'avait imaginé. On retrouva vite son corps, qui fut aussitôt détaché.
    Bien des décennies plus tard, à l'endroit même où le cadavre avait chuté, poussa un second chêne qui en un demi-siècle grandit énormément, enlaçant le premier chêne dans une tendre étreinte...
Par Quadehar - Publié dans : Récits
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Mercredi 14 mars 2007

La bataille a rapidement tourné en notre défaveur. Autour de moi, mes compagnons tombent l’un après l’autre. À mes côtés, il ne reste que trois autres guerriers, deux à pied, et un à cheval. Nous venons de perdre la dernière tourelle que nous devions défendre, et tous ceux qui le pouvaient ont déjà battu en retraite, sauf ce chevalier qui n’a pas voulu nous abandonner à notre triste sort.
 Nous avançons petit à petit. De toute façon, nous ne sommes pas capables de rebrousser chemin. Notre seul espoir est de continuer coûte que coûte.
Dieu sait pourtant si je les avais mis en garde contre cette attaque hasardeuse. Notre seigneur, encore sous le choc du lâche assassinat de sa femme, n’avait pas la lucidité nécessaire pour mener cet assaut.
Un de mes plus proches compagnons a dû se sacrifier pour sauver sa vie et lui permettre de fuir en arrière sans danger. Ils sont tous là, à protéger leur suzerain, sans même se soucier des troupes restées à l’avant comme nous.
Le champs de bataille choisi est un plateau, qui n’offre malheureusement aucun relief assez important pour nous dissimuler. Nous progressons encore et toujours.

Malheur ! Une faction ennemie nous a repérés. Trop tard pour les éviter, il va falloir combattre. Nous chargeons rapidement. Le choc est rude, chaque soldat de chacun des camps est conscient de jouer sa vie à chaque coup.
D’un large mouvement de sabre, je me débarrasse facilement d’un guerrier qui arrive de devant moi, sur la droite, puis, je lance un poignard dans la poitrine d’un cavalier, que j’achève avec mon arme une fois tombé. Le cheval, désormais sans maître, s’enfuit sans demander son reste. Il aurait pu m’être utile. Dommage.
Devant moi, la voie est soudain libre. Je  m’enfuis à toutes jambes, suivi par le noble chevalier. Nous sommes les deux seuls rescapés du groupe.
Ne pas penser aux morts, aux amis fidèles maintenant disparus, aux erreurs stupides qui les ont conduits hors de ce monde.
Déjà, deux hommes, épées à la main, viennent à notre rencontre, manifestement dans le but de nous tuer.
Le paladin s’élance et en abat à la hâte le premier, sans s’apercevoir qu’il est maintenant à la portée du second. Je tente d’intervenir, mais ne peut que le venger, ce que je m’empresse de faire. J’évite de croiser le regard désespéré que me lance désormais sa tête, qui a giclé à trois mètres de là.

J’avance encore, le plus discrètement possible. Subitement, j’aperçois le seigneur ennemi accompagné de sa garde, en train de massacrer un chevalier portant nos couleurs. Heureusement pour moi, ils ne m’ont pas repéré. Je les dépasse rapidement, et contemple d’un œil embué le précipice devant moi. Je suis arrivé au bout du champs de bataille, et il ne me reste aucune issue.
C’est le moment que choisissent mes pensées, mes remords et mes regrets pour se manifester. J’ai vu tant de morts ! Tous mes amis ont quitté ce monde, je suis seul, si seul ! Et tous ces hommes qui n’avait rien demandé, et qui ont péri sous ma lame ?
La folie gagne mon esprit. Je le sens, mais ne peut rien faire contre ça. Au summum du délire, je me précipite vers le souverain ennemi en courant. J’attaque en diagonale, ses gardes ne pourront rien faire. Alors que mon sabre fond sur lui, j’entends, loin au-dessus de moi, comme dans un rêve, ces mots que j’ai si souvent entendus.

« Echec et Mat ! »
Par Quadehar - Publié dans : Récits
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 1 septembre 2006

    « Il paraît qu'un jour je suis né. Je ne peux malheureusement pas le confirmer, car il se trouve que je ne m'en souviens guère. Il y eut donc au cours de la même seconde un moment où je n'était pas, puis un où j'existais ! Certains diront que cela s'est produit lors de mon accouchement, d'autres sont convaincus que ce phénomène intervient au moment de la fécondation, mais qu'importe ! Le fait est qu'avant cela je n'était pas en mesure de ressentir, voir, ou même penser que je n'existais pas. Aucune sensation, donc aucune image, aucun goût, aucun contact, aucun son et aucune odeur : le Néant Absolu. C'est monstrueusement effrayant ! Il est impossible d'imaginer le Rien, tout ce que je suis capable de concevoir, c'est une étendue noire infinie, pourtant cela n'a rien à voir avec le Rien.

    T'es-t-il déjà arrivé de ne plus penser à rien, je veux dire d'arriver à un stade où tu n'étais plus ni conscient ni inconscient, où tu ne pensais même pas au fait que tu ne pensais à rien, où tu te retrouves dans le vide absolu car tu ne réceptionnes plus aucun des signaux envoyés par tes organes ? Répond franchement, dis-moi s'il y eut un moment dans ta vie que tu puisses résumer par la simple réciproque « Je ne pensais plus, donc je n'étais plus » ! Pareil phénomène m'est déjà arrivé, une seule et unique fois, et m'a profondément marqué.

    C'était lors d'un retour de voyage en avion, alors que je n'avais encore qu'une poignée d'années. Je me souviens parfaitement de la fatigue extrême qui parcourait mes membres, et la lassitude qu'entraînent les voyages trop longs à cet âge peu avancé. Une très mauvaise organisation de la part de la compagnie d'aviation nous avait obligé à faire escale dans un aéroport à mi-chemin dans le but de prendre un second avion, lui-même dans un aéroport voisin de celui où nous venions d'attérir. Cela s'est produit dans la navette qui nous a mené de l'un à l'autre. J'avais une place côté fenêtre, j'avais à côté de moi une dame assez âgée et mes parents étaient restés debout non loin de là avec mon frère et ma soeur. Je me souviens avoir posé ma tête contre le verre froid et contemplé sans vraiment le voir le paysage nocture qui défilait. Je ne sais exactement à quel moment j'ai cessé de penser et d'exister, toujours est-il que je ne repris conscience qu'une fois le trajet terminé, envahi de sérénité et d'un autre sentiment très étrange, comme celui que l'on peut ressentir au ras d'un gouffre immense, un sentiment d'être dépassé par une chose infiniment plus grande que soi-même. Non, je n'ai pas dormi, je le sais parfaitement, mais te comprends aisément ami lecteur, si tu restes sceptique. C'est une chose impossible à imaginer, même pour moi qui l'ai vécu.

    Au fond, c'est peut-être pour cela que je ne crains plus la mort, mais seulement la possible douleur qui lui précèdera. Je sais depuis ce jour ce que signifie « ne pas exister », c'est à la fois effrayant et excitant d'y songer ; je sais qu'à ma mort le monde disparaîtra avec moi car je ne serai plus là pour le percevoir...

Par Quadehar - Publié dans : Libre pensée
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Catégories

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus